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La croissance externe Facteur de création de valeur pour les PME françaises
Intervention de Pierre Brivet
Ingénieur de formation, Pierre Brivet a commencé sa merveilleuse aventure en rachetant une entreprise (Roanne Electrique).
Etant donné la taille modeste de ses moyens, il a avant tout décidé de rechercher une entreprise ayant une possibilité d'évolution.
Pierre Brivet avait toujours travaillé à Lyon. Attiré par la ville de Roanne, il a commencé par créer une « Holding ».
A l'aide de prêts bancaires et de ses propres moyens, Pierre Brivet a continué son ascension avec toujours en tête d'apprendre avant tout parfaitement son métier ainsi que de développer sa crédibilité. Il estime que c’est un des critères principaux pour chaque petite entreprise qui veut se développer.

concurrent. Il avait donc désormais deux gros avantages, à savoir celui d'éliminer un de ses concurrents et de gagner des parts de marché. Il a donc racheté le groupe « DNE ».
A ce moment-là, Pierre Brivet a été confronté à un problème qu'il n'avait pas envisagé jusqu'ici :
« DNE et Roanne Electrique », étant très concurrents, ces deux groupes ont dù réapprendre à travailler autrement, à travailler ensemble, avec la même vision. En effet, ces deux entreprises avaient une forte différence de culture du travail.
C’est au cours de ces années là qu’est né le câblage informatique. Un nouveau marché était à conquérir et pour cela, Pierre Brivet a eu recours à la croissance externe.
Il rachète une entreprise nommée « DRI ».
Après avoir capté ses nouveaux marchés, ses nouveaux clients, il a élargi son offre et ses garanties. Pendant les quelques années suivantes, il a développé sa croissance interne.
Son activité s’est développée. Son ambition a été de s'étendre au-delà, en Auvergne.
Son CA qui était de 5 millions de francs se consolida à 5 millions, mais cette fois en €uros, et ce , en quelques années seulement.
Puis, Pierre Brivet a connu une phase de remise en cause. Réalisant qu'il était devenu un frein pour sa holding, il a pris la décision d'embaucher un directeur dans chacun de ses sites. Il a fait appel à des actionnaires pour accélérer sa croissance, et atteindre l’objectif de couvrir un territoire plus grand.
Sa devise:
" 1 + 1 doit toujours faire plus que 2, sinon, ça ne vaut pas la peine de racheter une entreprise ".
A partir de ce moment-là, le « Groupe du Formont » s'est si bien développé qu'en 5 ans, il a triplé son CA.
Puis, il a racheté « Cabling Partners », une entreprise Lyonnaise, possédant des grands comptes clients., Il a ainsi acquis une crédibilité et un savoir-faire supplémentaire. Puis, il a racheté « Bottazzi » et, enfin, souhaitant couvrir l'ensemble de l'Auvergne, il a racheté l'entreprise « Electribat ». Après avoir racheté « Rocharm », ses critères de sélectivité sont devenus de plus en plus exigeants. Sur un an, il a augmenté sa croissance interne de 73 %.
Avec le souhait de toujours accroître son implantation en Rhône Alpes, sa dernière acquisition a été l’entreprise « AMES ».

A travers toute son histoire, Pierre Brivet a appris que la croissance externe lui a énormément apporté, cela lui a permis :
- de survivre dans le marché,
- d'acquérir une taille indispensable à la crédibilité (évolution technologique, évolution du métier),
- d'accroître sa notoriété,
- d'augmenter sa réactivité,
- de négocier avec des fournisseurs au niveau international à des prix corrects,
- d'améliorer sa crédibilité dans le domaine du rachat d'entreprises,
- de créer de la valeur ajoutée,
- et enfin, et ceci est très important, de s'amuser dans son travail.
Aujourd'hui, le « Groupe du Formont » continue avec succès son activité très diversifiée dans le domaine de l'électricité.
Au niveau de son expérience, Pierre Brivet conseillerait plusieurs choses à un entrepreneur futur pour réussir avec succès sa vie en entreprise :
- Un bon ciblage des entreprises,
- Le rachat des entreprises à un prix négociable,
- Ne pas sous-estimer et respecter la culture de l'entreprise rachetée,
- Mettre en place un système de gestion,
- S'il existe déjà, il faut voir si on peut l'améliorer,
- Bien gérer l'intégration de l'entreprise au sein du groupe : bien communiquer entre chaque entreprise, bien se présenter, etc...
- Il doit y avoir l'existence de synergies (commerciales, technologiques, techniques, au niveau du métier...) entre ces entreprises pour qu'elles se complètent de façon rentable,
- Il faut qu'il y ait une certaine cohérence entre chaque entreprise du groupe (logiciels, etc.), - Il ne faut pas négliger la croissance interne.
Enfin, ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est qu'il faut avoir de bonnes relations avec ses fournisseurs, ses banquiers ainsi que ses clients, et qu'il faut communiquer et tout dire. Communiquer sur des événements, qu'ils soient positifs ou négatifs, cela prouve qu'on gère son activité, et cela amène donc un climat de confiance entre chaque interlocuteur.

Comment Pierre Brivet a trouvé des entreprises à reprendre qui sont à l’origine de son ascension ?
La solution nous dit Pierre Brivet est de connaître son métier ainsi que les acteurs qui le composent sur le marché, mais il faut également être connu. C'est pourquoi il ne faut surtout pas négliger la communication au sein d'une entreprise. Et c'est ici encore que Pierre Brivet nous souligne les avantages d'une croissance externe, puisque celle-ci peut apporter la notoriété nécessaire à toute ascension. Il faut avant tout donc bien se renseigner sur l'entreprise cible que l'on veut racheter, et bien apprendre de son vécu et de ses expériences.
Comment gérer la nouvelle entreprise que l'on a acquise ?
Il faut bien définir les points forts et les risques de la cible. Si la cible comporte des risques, cela ne veut pas forcément dire que votre achat est négatif, il faut juste les appréhender et s'attendre à ceux-ci afin de pouvoir mieux réagir au moment venu. Il faut donc préparer sa stratégie ultérieure mais longtemps à l'avance avant d'arriver sur le terrain.
Qu'est ce que le rachat d'une entreprise peut nous rapporter et peut rapporter aux autres personnes concernées ?
Cela nous permet d'acquérir une certaine crédibilité aux yeux des autres acteurs de notre domaine d'activité, et il faut qu'il y ait l'accord des vendeurs et des salariés pour que ce rachat se passe dans de bonnes conditions. Il faut également garder en tête que le rachat d'une entreprise n'est pas toujours souhaité au départ par les salariés de celle-ci, mais qu'elle peut leur apporter un nouvel horizon (la sécurité de leur emploi en cas de décès du directeur, en cas de faillite...)
Enfin, ce que Pierre Brivet nous dit et ce qu'il faut retenir, c'est que tout cela est avant tout une affaire d'Hommes avant d'être une affaire d'entrepreneurs, et qu'il faut se plaire dans ce que l'on fait pour réussir son ascension. |
 Pierre BRIVET PDG de "Groupe du Formont" |